Grands espaces

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Dans la famille Arbuckle, il y a P’pa, M’man et leurs enfants Jack, George, Blake, Bob, Muriel et Katie. La vie au ranch est pénible et chacun aide à son niveau aux travaux pour faire bouillir la marmite. Autour du ranch des Arbuckle, il y a les grands espaces du Montana : ceux où l’on fait paître les bêtes, où l’on chasse, où surviennent aussi les drames. Comme la mort par noyade de George à l’automne 1916 puis celle foudroyante de Katie à l’été 1917 où moment où l’on vient justement de retrouver le corps de son frère que la rivière a enfin rendu après de longs mois. Et dans ces campagnes d’herbe et de poussière, les voisins parlent et les rumeurs se propagent, comme partout : Jack était avec George lorsqu’il s’est noyé. Que s’est-il passé ? Une question qui va hanter pendant près de trente ans Blake, le narrateur de ce roman-fleuve. Trente ans de vie avec ses mariages, ses morts, ses naissances, ses coups durs et la traversée de la Grande Dépression. Trente ans de labeur et si peu de bonheur, trente ans de dévotion à une terre qui peut se révéler bien ingrate. Pour Blake, ce seront trente ans de « sacrifice » choisi mais parfois bien lourd à porter, trente ans de solitude malgré la vie en famille. Pourtant, en dépit des épreuves, du célibat, des humiliations, Blake sait que sa place est ici, auprès des siens et dans ce ranch.

Chronique d’une époque, d’une famille et plus encore témoignage de la vie de ces paysans américains, Grands espaces est aussi le portrait d’un homme qui a préféré la terre aux rêves de gloire. Derrière le personnage du sage Blake, Russell Rowland interroge la vie, sondant l’humain à travers les portraits minutieux des portraits des protagonistes. Un livre dense dans lequel j’ai mis un peu de temps à rentrer avant de plonger finalement plutôt agréablement, tantôt oppressée par cette famille taiseuse et ses secrets, tantôt pleine d’empathie pour certains de ses membres et notamment pour la relation complexe de Blake et Rita, sa belle-sœur, amour inaccessible.

 

Grands espaces (traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marie-Anne de Kish) de Russell Rowland. Le livre de Poche/ 2009. (édition originale : 2002 – première parution française en 2007 chez Autrement).

 

Lu dans le cadre d’un partenariat BOB et Le Livre de Poche : merci à eux pour cet envoi !

 

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Isa 22/09/2010 11:12



J'ai éprouvé beaucoup de plaisir à suivre cette famille. Une belle lecture !



Vero 22/09/2010 15:43



J'ai eu du mal au début mais je ne suis petit à petit attachée à Blake. La quatrième de couv est trompeuse et ferait presque penser à un roman à suspense alors que l'on est dans une vraie
chronique familiale, voire une fresque.



Anne 20/09/2010 12:13



Vraiment ?? Ce serait génial !  Je peux te prêteret t'envoyer un des autres aussi si tu veux ? As-tu accès à mon adresse mail par les commentaires ?



Vero 20/09/2010 13:29



Je t'ai envoyé un mail via ton blog.



Anne 20/09/2010 10:32



Voilà encore un titre bien tentant !! A classer du côté de Louise Erdrich ou de Norman Mc Lean (pour le Montana de La rivière du 6e jour) ? Pffff... j'ai besoin d'au moins 10 (longues) vies
supplémentaires pour lire tout ça...



Vero 20/09/2010 11:43



Je ne peux pas comparer, n'ayant lu aucun des auteurs que tu cites... Par contre, je me ferai un plaisir de t'envoyer celui-ci si tu souhaites le lire.



calypso 19/09/2010 18:25



J'ai survolé ton article car je suis en train de lire ce roman.



Vero 19/09/2010 19:50



Je viendrai voir ce que tu en as pensé bientôt alors!



antigone 19/09/2010 18:17



Pas vraiment tentée...mais ma LAL te dit merci...


Sinon, juste pour te dire, j'ai eu du mal à venir sur ton blog aujourd'hui, des messages d'erreur d'Over Blog s'affichaient !!



Vero 19/09/2010 19:52



Ah? Peut-être parce que je bossais dessus en même temps? Mais bon ça arrive de temps en temps. La même chose parfois sur canablog quand j'essaie de passer chez toi ou de laisser des commentaires.
Tout a l'air rétabli!