Nathalie est abordée dans la rue par François qui lui propose d’aller boire un verre. Au détour d’un jus d’abricot, le jeune homme décide que Nathalie sera la
femme de sa vie. Ils vivent heureux, se marient mais n’ont pas le temps d’avoir beaucoup d’enfants car un dimanche matin, alors que François va faire son traditionnel jogging, toute la belle
histoire s’arrête brutalement. Une voiture renverse François qui décède de ses blessures quelques heures plus tard. Nathalie est complètement désemparée et doit apprendre à vivre seule dans cet
appartement si plein de souvenirs. Elle se jette dans le travail, oubliant de continuer à vivre. Pourtant, Marc son patron, l’aiderait bien à passer ce cap difficile. Il se rapproche, voyant dans
ce deuil, une occasion inespérée de séduire cette femme si belle qu’il convoite depuis tant d’années. Mais c’est peine perdue, Nathalie n’a aucune intention de se laisser embobiner par cet homme
marié qu’elle m’a jamais vraiment apprécié. D’ailleurs, l’amour, ce n’est plus pour elle. Pourtant, il arrivera bel et bien, de manière inattendue en la personne de Markus, un insignifiant
collègue de travail. Pas vraiment gâté par la nature, le jeune homme est le type même du mec que personne ne remarque. Mais chez cet homme qu’elle avait toujours ignoré, Nathalie découvre une
qualité rare et irrésistible : la délicatesse.
Depuis plusieurs années et le succès de son original Potentiel érotique de ma femme, David Foenkinos a fait de l’humour son fer de lance. Mais n’est pas toujours drôle qui veut ! On retrouve dans ce dernier roman ce qui a su nous charmer dans les précédents : les situations rocambolesques, les digressions humoristiques de l’auteur. Le thème lui-même aurait pu être intéressant : peut-on aimer à nouveau lorsque la mort nous a privé du grand amour, comment se reconstruire et envisager une nouvelle vie après le deuil brutal et la fin subite des rêves communs ? Mais à trop vouloir en faire entre surenchères gratuites de situations tirées par les cheveux, notes en bas de pages qui finissent par être pesantes, les sourires laissent place à l’agacement. Avec cette délicatesse, David Foenkinos manque malheureusement de finesse.
La délicatesse de David Foenkinos. Editions Gallimard (2009)
29 novembre:
Lorsque je n'ai pas le nez plongé dans un livre, je suis par là:
- le 3/12: expo ILEHEL 2009
- le 4/12: WAXtaan de Germaine & Patrick Acogny (danse)
- le 5/12: "J'ai pas cherché..." de Soraya Thomas + "L'homme qui tombe" d'Eric Languet (danse)
- le 10/12: Le Cri d'Antigone par le Théâtre du Grabuge (théâtre)
- du 9 au 13/12: 6ème Festival du livre et de la bande-dessinée
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