Couleur de peau: miel

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Jung est Coréen et a grandi en Belgique, parce que, à l’instar de milliers d’enfants de Corée, il a été adopté. A cinq ans, il erre dans les rues de sa ville natale lorsqu’un policier le conduit à l’orphelinat. Là, il est rapidement adopté par un couple de Belges qui a déjà trois enfants. De ses jeunes années en Corée, Jung garde peu de souvenirs : une photo, un dossier de l’orphelinat sur lequel y est inscrit son état-civil et sa couleur de peau : miel. De toute façon, de ses origines, Jung ne veut rien savoir. Pire, il les renie. Il est asiatique, ne sera jamais un Belge et est un peu perdu dans cette difficile quête d’identité. Il ne se reconnaît ni dans l’une, ni dans l’autre. A l’école, il y a d’autres enfants coréens mais Jung met un point d’honneur à ne jamais leur adresser la parole : « on ne se parle pas entre adoptés ».
Avec cette autobiographie touchante, Jung livre un regard poignant sur l’adoption : l’amour qui manque toujours (celui de la mère originelle), les questions qui taraudent (« pourquoi ai-je été abandonné » ?), les empreintes d’un pays lointain pourtant bien présent en lui. Jung se cherche, s’interroge, avec une bonne dose d’humour. Et dit, avec toutes ses blessures, la difficulté de se construire lorsqu’on a été déraciné. Parce que l’adoption, aussi belle histoire d’amour qu’elle puisse être, reste une histoire complexe et intime, dans laquelle chacun doit trouver son équilibre. A découvrir !
Couleur de peau: miel de Jung. Editions Soleil Productions, coll. Quadrants Astrolabe (vol.1 paru en 2007 et vol.2 paru en 2008).
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Publié dans Des bulles dans la mer

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