La capitainerie

Une bouteille à la mer

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Envies de voyage

Des envies piochées par-ci par-là et rassemblées ici pour ne rien oublier!

Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 17:04

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1943. le docteur Daniel Faigel, juif danois, est embarqué avec des milliers d'autres à bord d'un train qui le débarque à Terezin, un ghetto. après un voyage terrible où la faim tiraille, les plus faibles meurent et où chacun perd illusions et dignité, Daniel découvre un camp aux baraquements surchargés, une soupe insipide et peu nourrissante, la saleté et la maladie. et l'hôpital où il est affecté n'a rien à envier au reste du camp: il déborde de crasse, de miasmes et de malades. Ici il faut oublier les règles d'hygiène, on est médecin de survie.
Alors qu'il rend visite à une vieille femme malade, le jeune docteur tombe sous le charme de Ludmilla. et dans cet enfer, dont il voit l'endroit comme l'envers (il devient le médecin pour soigner les prostituées du bordel des officiers allemands), Daniel tente coûte que coûte de faire vivre cet amour et de sauver la femme qu'il aime de la tuberculose. Il faut manoeuvrer pour manger à sa faim et éviter les inscriptions sur les listes qui conduisent aux camps de la mort. En tant que Danois (et médecin), Faigel bénéficie d'un statut un peu particulier mais pas sa bien-aimée qui ne cesse de s'affaiblir.
Mais Terezin Plage ne se limite pas à un livre sur la vie des camps et livre avec le docteur Faigel, un personnage au passé douloureux. Un homme à l'enfance singulière qui a du faire face à la violence de la folie et de la mort de sa mère. Une enfance qui lui a fait épousé la vocation de médecin alors que son père (et sa longue lignée) le prédestinait à devenir homme de loi.
Premier roman plaisant mais un peu trop plat côté style pour m'emporter véritablement, Terezin Plage prend de la profondeur grâce au personnage tourmenté de Faigel. Un passé lourd que l'on devine tu pendant de nombreuses années, une blessure avec laquelle le personnage a appris tant bien que mal à vivre et qui ressurgit quand tous les repères ont disparu. Si c'est l'histoire de ce camp qui m'intéressait au départ (présenté par les Allemands comme une" colonie juive modèle" et donnant lieu à d'ubuesques scènes lors de la visite d'une délégation danoise de la Croix-Rouge), c'est le passé de Faigel qui m'a au final accroché. Comme quoi, un livre est toujours une invitation au voyage vers l'inconnu!

Terezin Plage de Morten Brask (traduit du danois par Caroline Berg). Presses de la Cité/ 2011.

Une lecture en partenariat grâce à Newsbook. Merci à l'équipe et à l'éditeur pour l'envoi!

 

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Publié dans : Voyages à l'étranger
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La vie à bord

6 mai 2012

 

Réveillée... fatiguée.

A voté.

Et encore une longue journée chargée.


 

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