Les chagrins
Texte choral et polymorphe, Les Chagrins est un premier roman tout en sensibilité, servi par une plume par laquelle il fait bon se laisser porter. A la mort de sa mère Héléna, avec qui elle n’avait plus de contact depuis de nombreuses années, Angèle découvre qu’elle est née à la Petite Roquette, une prison pour femmes. A vingt-deux ans, Héléna a été incarcérée pour cinq ans, complice d’un vol à main armé dans une bijouterie, un crime qu’elle a choisi d’endosser seule. Angèle remonte alors le cours de l’histoire de cette mère qui n’a jamais su l’aimer. Habilement construit et tout en émotions, le roman donne à entendre les voix de ceux qui ont croisé peu ou proue l’histoire d’Héléna : celle de sa mère Mila qui écrit sans relâche et vainement à sa fille pendant cinq ans, pour tenter de tisser le lien entre Héléna et Angèle dont elle a la garde. Celle d’un journaliste fasciné par la jeune condamnée et qui aura aussi son rôle dans l’histoire. Celle d’Angèle, l’enfant impatiente qu’Héléna rentre et qui voit son rêve d’amour s’effondrer. Celle d’un homme aussi qui n’a pas compris l’amour d’Héléna, qui n’était pas prêt à le partager.
Roman sur la filiation, la recherche des origines, roman d’amour, de désamour et de ratage amoureux, Les Chagrins est à découvrir dans cette rentrée littéraire.
Les chagrins de Judith Perrignon. Editions Stock/ 2010.
Merci à Laure pour l’envoi de ce titre dont elle m’avait donné envie avec cette belle critique-là.
Et encore un pour le défi spécial rentrée littéraire!
