Abschied
Je recommence à lire. Dévoré en quelques jours roman, Bd et roman jeunesse. Ça fait du bien. Et ça m’aide sûrement à éviter de songer à tous ces départs qui s’enchaînent à un rythme effréné depuis quelques jours. Il y a ceux qui partent en vacances, simplement. Il y a celle qui part plus longtemps avec de jolies idées un peu folles à l’esprit. Six mois, c’est court – je le sais, elle est déjà partie ainsi – et parfois terriblement long, dans ces moments où j’ai mal au cœur d’un peu tout et juste envie d’aller me réfugier dans sa petite maison. Il y a ceux que je connais de moins près, que j’apprécie et qui « rentrent » se construire une nouvelle vie, avec plus d’espace autour. Et puis il y a lui et sa petite famille qui vient tout juste de s’agrandir. Lui qui part aussi, explorer d’autres ailleurs. Chacune de nos rencontres nous rapproche du départ et se charge un peu plus d’émotions. Hier soir, dîner improvisé dans mon jardinet autour de ces deux amis qui s’envolent ailleurs, loin. Elle six mois. Lui pour la vie. Il y a eu tout ce qu’on s’est dit et tout ce qu’on ne s’est pas dit parce qu’il n’y a pas besoin de mots. Il y a eu plein de souvenirs dans les têtes. Il y a eu des larmes aussi (et ce n’est pas fini…). Il y a eu des promesses de retrouvailles, des rendez-vous presque pris. Et la nuit au fond du lit, du mal à trouver le sommeil malgré la fatigue et une petite boule dans le ventre.