La capitainerie

Une bouteille à la mer

lencreuse(at)gmail.com

Envies de voyage

Des envies piochées par-ci par-là et rassemblées ici pour ne rien oublier!

Des nouvelles du monde

Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 06:00

endo-lederniersouper

 

Après son divorce, la mère de Shûsako Endô semble trouver dans la religion catholique une nouvelle voie. Elle fera baptiser son fils à l’âge de douze ans. Et les deux premières nouvelles de ce petit recueil sont empreintes du catholicisme et de la relation à cette mère, qui ont profondément marqué la vie de l’auteur.

 

Les Ombres : A une terrasse, le narrateur aperçoit un vieil homme, qu’il a autrefois bien connu, mais n’ose l’aborder. Il lui adresse alors une longue lettre pour lui expliquer sa réticence.Cet homme, c’est un prêtre qui a beaucoup compté dans la vie de la mère du narrateur (et dans la sienne), un souvenir qui le rattache au souvenir de cette femme (morte alors que son fils avait 15 ans) avec qui le narrateur a eu des relations complexes, marquées par une foi sans faille et envahissante.

 

Le retour : A la mort de son frère, un homme se voit obliger de faire exhumer le corps de sa mère, décédée trente ans plus tôt.

 

Le dernier souper : Un psychiatre tente d’aider un patient alcoolique qui ne peut se débarrasser de la culpabilité d’un acte commis pendant la guerre.

 

Je ne veux pas trop en dévoiler sur ces trois textes que j’ai beaucoup aimés. Trois nouvelles fortement empreintes de l’histoire personnelle d’Endô, où l’on sent la part autobiographique forte (notamment sur les deux premières). Une jeunesse marquée par la religion choisie par la mère d’Endô qui les a à la fois éloignés et liés à jamais. La plume élégante d’Endô confère à la lecture un rythme particulier, doux et agréable, apaisant même. Trois nouvelles qui interrogent la culpabilité, le péché, le rachat sans être toutefois un plaidoyer religieux. Une première approche de l’œuvre de Shûsako Endô qui me donne d’aller découvrir d’autres textes.

 

Le dernier souper et autres nouvelles de Shûsako Endô (traduit du japonais par Minh Nguyen-Mordinoff). Editions Folio, coll. 2€/ 2003. Trois nouvelles tirées du recueil Une femme nommée Shizu (1ère édition française en 1997).


 

Un dernier livre pour terminer (dans les temps) le challenge initié par Choco.

 

challenge-In-the-mood-for-Japan

 

Un titre extrait de ma PAL et là, c'est pour Antigone!

 

defi-objectifPAL

Publié dans : Des nouvelles du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 06:00

stamm-verglas

 

Le temps d’une soirée, d’un weed-end, d’un séjour en Italie, de quelques mois à New-York, les personnages de Peter Stamm traversent ces nouvelles avec un point commun : une incapacité à s’ouvrir à l’autre. Les incompréhensions, les non-dits, le manque de communication les isolent dans leur solitude. Froideur du style et des sentiments qui ont déteint sur cette lecture dans laquelle je ne suis jamais véritablement entrée. Un premier rendez-vous manqué avec Peter Stamm mais j’aurai peut-être plus de chance avec le second titre du même auteur déniché lui aussi dans les soldes, le roman Agnès.

 

Verglas de Peter Stamm (traduit de l’allemand par Nicole Roethel). Editions Christian Bourgois/ 2008.

Titre original : Blitzeis – première parution en 1999 (pour la 1ère traduction française en 2001 chez Christian Bourgois)

Publié dans : Des nouvelles du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 08:46

nouvelles-moitoutcrache.jpg

 

Voilà un livre que j’aurai eu du mal à lire : je l’ai reçu très tardivement et du coup il est arrivé à un moment où la lecture devenait portion congrue dans mon emploi du temps de fin d’année très (trop) chargé. Du coup, j’ai totalement conscience de ne pas avoir apprécié à sa juste valeur ce recueil de nouvelles. Et pourtant, j’ai senti dans ces textes de Mc Inerney une vraie force, celle de réussir à cerner en profondeur l’humain dans sa décadence, le couple en déliquescence, toutes ces âmes un peu paumées qui habillent la vie des couleurs de l’alcool et des paradis artificiels. Il y a dans les rapports de couple des non-dits qui deviennent des incompréhensions (Barrières invisibles ou Le Serveur) et derrière la légèreté apparente des nuits embrumées des remises en cause pertinentes. Sex, drug & rock’n roll ? Oui il y a de ça mais que l’on ne s’y trompe pas : Mc Inerney n’en fait pas un prétexte à provocation mais bien un décor pour disséquer finement les êtres qui s’y perdent.

J’ai lu ici et là que certaines des nouvelles réunies dans Moi tout craché avaient été reprises dans les romans de McInerney, ce qui, du coup, me donnent envie d’aller fouiner plus intensément dans ses écrits.

 

Moi tout craché (traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Agnès Desarthe. Editions Points Seuils/ oct.2010


 

Merci à BOB et aux éditions Points pour l'envoi!

 

logotwitter2

Publié dans : Des nouvelles du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 07:23

castillon-lesbulles.jpg

 

Trente-huit nouvelles courtes, incisives, au rythme pressé composent ce nouveau recueil de Claire Castillon. Trente-huit bulles crevées le temps d’une intrusion, celle du lecteur devenu voyeur, dans l’intimité de femmes et d’hommes : on entre dans leurs lits, leurs têtes, leurs déviances, leurs fureurs, leurs folies, leurs frustrations…

Après Insecte qui disséquait les rapport mère-fille et On empêche pas un petit cœur d’aimer autour des rapports de couple, Claire Castillon continue d’explorer l’art de la nouvelle de sa plume sans concessions, parfois provocante. Mais ce recueil-ci ressemble plus à un fourre-tout où l’on retrouve nombre de thèmes déjà traités si on connaît un peu l’auteur et donne l’impression que Castillon commence à tourner en rond, en perdant en finesse. Vite lu et sans doute vite oublié.

 

Les bulles de Claire Castillon. Editions Fayard/ 2010.


 

Del (Bookophiles) et Marie-Claire ont beaucoup aimé, par contre Fabula Bovarya n'y a pas trouvé grand intérêt.

 

 

Et de 7 pour le challenge 1% rentrée littéraire de Schlabaya! (pour une fois que je termine un challenge...)

 

1pourcent-1

Publié dans : Des nouvelles du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 06:00

kawabata-danseuse.jpg

 

 

Entre les différents challenges de la blogosphère et la lecture du mois de septembre du blogoclub consacrée aux Prix Nobel de littérature, j'ai exhumé de ma PAL titanesque  un livre qui me permettait de faire d’une pierre… trois coups (ben oui on fait ce qu’on peut, hein !): un recueil de nouvelles de Kawabata, prix Nobel de Littérature en 1968.

 

La danseuse d’Izu : Attirée par une danseuse, un jeune homme suit, de villes en villages, et partage le quotidien d’une troupe de forains. Un premier amour sincère mais qu’il vivra à distance.

Elégie : Une femme s’adresse à son amour mort qu’elle a aimé à la folie alors même qu’il en avait épousé une autre.

Bestiaire : Entouré de ses oiseaux, un homme évoque un ancien amour.

Retrouvailles : Au cours d’une soirée, un homme et une femme se croisent. Ils furent amants à une autre époque et leur amour ne s’est jamais complètement éteint.

La Lune dans l’eau : Une jeune mariée se souvient de son premier mari décédé et de leur relation étrange. Devant resté alité, l’homme regardait la vie passer à travers un miroir par la fenêtre de sa chambre. Mais il devait aussi affronter son corps en train de mourir.


Ces cinq nouvelles tournent autour d’un même thème : celui de l’amour. Mais un amour manqué, rêvé, mort, manquant… Ici point de happy end mais une langue qui prend son temps et déroule le fil des amours souvent regrettées. Il y a une certaine langueur dans ce recueil, propre souvent à la littérature japonaise. Mais j’avoue être souvent restée à distance (bon reconnaissons que je ne l’ai peut-être pas entamé avec l’esprit qu’il fallait pour apprécier comme il se doit ce livre) de ces histoires. La danseuse d’Izu, qui donne le titre au recueil, ne m’a pas interpellée, pas touchée un seul instant. Pourtant la thématique générale du recueil et la mélancolie ambiante ne me laissent pas indifférente, loin de là ! Et dans certaines nouvelles, j’ai senti le petit souffle m’emporter, notamment dans le très beau dernier texte : La lune dans l’eau.


La danseuse d'Izu de Yasunari Kawabata (traduit du japonais par Sylvie Regnault-Gatier, S. Susuki et H. Suematsu). Editions Le Livre de Poche, coll. Biblio/ 1999. (1ère parution française chez Albin Michel en 1973)

 

 

blogoclub.jpg

Une lecture du blogoclub autour des Prix Nobel de Littérature

 

et qui entre aussi dans les défis de la blogosphère:

 

challenge-In-the-mood-for-Japan.jpg

   defi-objectifPAL.jpg

 

Publié dans : Des nouvelles du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

La vie à bord

6 mai 2012

 

Réveillée... fatiguée.

A voté.

Et encore une longue journée chargée.


 

Paroles de marins

Chercher une destination

Dans mon sillage

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés