La capitainerie

Voyages à venir

Des envies piochées par-ci par-là et rassemblées ici pour ne rien oublier!

y'a pas que les livres dans la vie

Jeudi 27 juillet 2006

Mes idées s'embrouillent, les horaires s'agitent devant mes yeux, les titres se confondent: j'essaie d'établir un programme pour la seconde fête du cinéma (enfin celle de l'autre ciné) et le ciné-marmailles (festival de films pour enfants). Essayez d'aller voir un maximun de films qui paraissent intéressants sans avoir non plus un rythme abrutissant, jongler avec les horaires, gérer les jours avec ou sans enfant. Tout ça rapidement pour aller récupérer des places avant qu'il n'y en ait plus. Dure la vie de "cinématologue" (mot inventé par la Loute pour évoquer mon intérêt pour le cinéma)!

Par l'encreuse
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Jeudi 10 août 2006

Voilà c’est le grand retour à une vie moins fatigante !

Quelques jours de dépaysement entre bruit des vagues, odeur d’iode et grand ciel bleu mais aussi mal aux jambes et aux pieds, trop peu de sommeil, quelques franches rigolades, de minuscules tensions, beaucoup de bières et surtout surtout de la musique plein les oreilles.

C'est promis, je vous prépare un long post demain pour vous raconter tout ça.

 

Par l'encreuse
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Samedi 12 août 2006

Jeudi 3/08

 

 

 

Départ en milieu d’après-midi, ambiance détente au bord de la voiture qui nous mène vers le lieu des réjouissances. Pause café en bord de mer avec vue sur lagon bleu et maillots chamarrés. Bon là les choses se corsent : la route à peine reprise, nous ne roulons plus. Une heure et demie d’embouteillage monstre pour rejoindre enfin notre lieu de résidence. Maison sympa en plein centre de Saint-Leu, tout près des différentes salles de concert. Le temps de repérer un endroit où s’installer avant que n’arrive le gros des troupes, c’est l’heure d’aller prendre l’apéro, histoire de se remettre de cet enfermement automobile non volontaire. Petit bar face à l’océan, pressions bien moins chères que dans notre chef-lieu résidentiel (où en plus la vue est nettement moins agréable) et l’apéro se prolonge rassemblant au fur et à mesure les arrivants : 5 puis 7 puis 9 et chacun de vouloir payer sa tournée – sans compter celle du patron qui ma foi, à l’air de nous trouver sympathiques (consommateurs surtout !). Les estomacs se creusent et l’option est prise d’aller dévaliser un camion de pizza où deux de nos éclaireuses avaient repéré un mignon pizzaiolo. Dégustation des mets sur la plage et retour à la maisonnette. Les hommes attaquent un poker, les filles discutent, encouragent. De grandes tranches de rigolade et le petit monde se couche vers 4h. Bon il y en a bien quelques-uns pour improviser de la musique mais même avec le bruit, je sombre rapidement.

 

 

 

Vendredi 4/08

 

 

 

Réveil vers 8h (pour moi en tout cas), arrivée de nouveaux joyeux drilles et petit déj sur le front de mer. Pas vraiment de grasse matinée dans l’ensemble car c’est le premier jour de festival et nous avons tout de même un stand à installer. Certes nous sommes venus gorger nos petites oreilles de musique mais aussi œuvrer pour notre petit magazine culturel « KWELAFE », partenaire officiel du festival. Passons sur l’installation quelque peu chaotique, faute d’organisation en amont, mais voyons plutôt les bonnes choses : le stand ressemble finalement à quelque chose, nos tee-shirts à vendre sont installés ne cherchant plus que de gentils preneurs, notre équipe bien visible arborant les fameux tee-shirts, les filles inondent la ville de notre petit mag dans une ambiance rieuse, le soleil brille.

18h : les premiers concerts débutent. Le temps de prendre une douche et nous voilà en marche pour notre premier but de la soirée : le concert de Juliette. Je connaissais quelques chansons, l’avais vue en interview et là j’ai découvert la femme de scène : professionnelle, généreuse, marrante. Absolument superbe ! Cali est juste derrière nous pendant le concert et nous prenons un verre avec lui à la buvette : l’homme est sympathique et tout content d’être à la Réunion. Suite des réjouissances musicales avec une jolie découverte : Boukakes, un groupe montpelliérain de rock/raï. Une pêche incroyable, une musique qui vous donne envie de vous trémousser (même en essayant de grignoter du poulet grillé !). En deuxième partie Cheikh Lô – là c’est moins mon genre de zik et après Boukakes, c’était un peu mou. Retour sage à la maison pour mon homme et moi (c’est le premier soir alors ménageons nos forces !) pendant que les autres rejoignent un after, finalement pas très intéressant.

Ah oui, il faut préciser que nous avons – grâce à notre bénévole contribution au mag – l’immense chance de bénéficier de pass VIP/Presse : pour résumer, nous pouvons voir tous les concerts, naviguer de l’un à l’autre, dans toutes les salles pendant les trois jours gratuitement.

 

 

 

 

 

 

Par l'encreuse
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Lundi 21 août 2006

Samedi 5/08 :

 

Réveil matinal pour ma part (mon corps n’apprécie pas beaucoup mais ma tête n’en peux plus de rester enfermée !). Petit déj face à la mer (oui je sais, ça fait déjà vu !) puis la journée s’enchaîne entre ouverture, installation du stand, distribution de magazine. C’est jour de marché alors on en profite pour se balader entre les étals et se sustenter au besoin. Une grande pause dans l’après-midi avec une partie du groupe autour d’une bière et un déjeuner à l’heure officielle du goûter.

18h : Nous dirigeons nos pas vers le  Chapito pour écouter Spleen suivi de Beat Assaillant. Découverte pour moi, je ne connais aucun des deux groupes (enfin tout juste de nom mais en même je n’ai jamais été une grande spécialiste de la zik) et ma foi, c’est plutôt sympa ! Pour être franche, c’est même très très très sympa. Le chanteur de Spleen est un vrai « showman » qui met une terrible ambiance et une musique assez chouette aussi. Mais le clou du spectacle vient pour moi de Beat Assaillant : là c’est du grand. La salle s’est d’ailleurs franchement remplie d’un coup.

Puis direction " La Ravine" pour le concert de Cali – en plus on a une inconditionnelle dans le groupe ! En première partie, nous découvrons Olivia Ruiz que j’étais curieuse de voir. J’avais entendu « La femme chocolat » qui me plaisait pas mal même si c’est du copié-collé de Dyonisos (et pour cause !) MAIS le résultat ne fut pas à la hauteur escomptée ! Je l’ai trouvée criarde, trop bavarde, pas marrante (pourtant elle a essayé), voire désagréable avec le public. Grande déception ! Après une pause interminable pour les balances en plein vent (oui c’est pile le soir où je vais à un concert en plein air super exposé qu’il y a du vent et qu’il fait froid !) arrive enfin Cali. J’aime bien Cali en général sans être non plus une fan, je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai été surprise de l’énergie de ce concert. Lui en avait à revendre et les arrangements musicaux étaient vraiment bons. Certains ont trouvé qu’il en « faisait des tonnes », peut-être. Certes, il théâtralise beaucoup mais je n’ai jamais eu l’impression de quelque chose de surfait. En tout cas, un très bon concert plutôt surprenant.

Bumcello (et DJ Mehdi comme invité) est là pour l’after du samedi. Bumcello est un groupe composé de deux musiciens de M (chanteur que j’aime beaucoup beaucoup beaucoup !). Ils font à la fois du mix et de l’impro live avec batterie et violoncelle. Eh bien je peux vous dire que ça vous secoue une salle et même bien plus car il y avait autant de monde sous le « Chapito » qu’à l’extérieur. Même un peu trop à mon goût ! Une découverte de plus pour moi et je viens tout juste de les revoir sur le DVD live de M, ils sont vraiment excellents et étonnants.

 

 

 

 

 

 

 

Par l'encreuse
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Jeudi 12 juin 2008
Ça commence comme un bout de tendresse, ça finit comme un coup de poing. Pourtant pendant un instant, c’est l’étonnement qui a dominé, l’agacement même. Ce n’était pas le film auquel je m’attendais, pas le film dont le réalisateur m’avait parlé il y a un an (filmer une boutique de quartier, lieu de rendez-vous des habitants). Enfin si, c’était ça mais c’était autre chose aussi. Il nous avait certes prévenus que cette fois, sa caméra n’était plus si invisible, ni lui d’ailleurs. Oui il nous l’avait dit. Mais pendant un instant, je me suis demandé ce qu’Alexandre Boutié faisait là, pourquoi subitement il se filmait lui-même, pourquoi c’est dans son intimité qu’il nous faisait entrer. Dans celle de ses aïeuls et dans celle de ses descendants aussi avec ses si belles images qui se passent de mots de la lumineuse Joséphine et de ses petits camarades. Et finalement, ce que je croyais ne pas avoir vraiment compris m’a bouleversée, chamboulée, retournée longtemps encore après la projection.
Ce qu’il y a dans « La boutique des Temps Modernes », c’est bien sûr une profonde humanité. Je crois qu’elle habite la caméra d’Alexandre quel que soit le sujet filmé.
Ce qu’il y a dans « La Boutique des Temps Modernes », c’est aussi ce qu’il y a de plus beau à la Réunion. Pas les paysages de cartes postales, non. Ça, on s’en fiche, tant d’autres nous les montrent ! Ce qu’il y a de plus beau, c’est nous, le métissage, les rencontres, les couleurs qui se mêlent, les cohabitations parfois étranges entre les religions, entre le passé et le présent, entre les traditions, le respect des valeurs et le chant des sirènes de notre monde moderne.
Ce qu’il y a aussi dans cette « boutique » décidément bien fournie, c’est la quête, la quête de soi. Tout comme il y a quelques semaines, une simple nouvelle de
Karine Fougeray a ouvert en moi des failles et réveillé les souvenirs du non-dit, le film d’Alexandre Boutié a appuyé, doucement d’abord et presque douloureusement ensuite, sur les manques. Alexandre découvre au cours du tournage que son arrière grand-père (ancien maire de la ville où Alexandre a grandi, où il vit et qu’il filme aujourd’hui) avait choisi Pétain plutôt que De Gaulle. Il prend ça en pleine poire, au fil d’une conversation, et, avec cette nouvelle, la conscience que l’on ignore souvent beaucoup (trop ?) de son histoire.
J’ai le manque d’un grand-père que je n’ai jamais connu et dont on ne parlait jamais, si ce n’est deux anecdotes venues une de ma grand-mère et une de ma mère, les deux ne lui rendant malheureusement pas vraiment un bel hommage. Est-ce qu’il n’était que cela ? et n’ai-je pas un peu de lui en moi ? Mon père m’a dit un jour en parlant de généalogie qu’il n’en voyait pas l’intérêt : « Et si tu découvres que ton ancêtre était un tueur sanguinaire ? » m’a-t-il demandé. De toute façon, de ce côté-là de la famille, c’est comme si on n’avait pas d’histoire. Et si moi, en vieillissant, j’étais en manque d’histoire ?
A peine plus de 50 minutes et l’effet d’un cyclone au fond du coeur. Alors, à Alexandre, j’ai juste envie de dire merci.


Film : « La boutique des temps modernes » réalisé par Alexandre Boutié (Les films 1,2,3).

Autre film d'Alexandre Boutié: "Le grand petit monde de la Rivière des Roches" (sur une communauté de pêcheurs de bichiques). Disponible en DVD.

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Vite fait

12 novembre:

Boulot, boulot, boulot et les jolis mots d'Antoine Laurain.

Paroles de marins

Hors les livres

Lorsque je n'ai pas le nez plongé dans un livre, je suis par là:

- le 12/11: Lettre aux acteurs + Pour Louis de Funès de Valère Novarina

- le 19/11: "Dominique Mercy danse Pina Bausch", un film de Régis Obadia

- les 26 et 27/11: Danses & Docks

- le 28/11: Ô Carmen, opéra clownesque par L'Incroyable Compagnie

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