Des nouvelles de l'Inde: Mes seuls dieux

Publié le

appachana-messeuls-dieux.jpgHuit nouvelles pour dire l’Inde d’aujourd’hui, celle où les traditions encore très présentes se heurtent aux aspirations nouvelles. Notamment celles des femmes qui se rêvent indépendantes, étudiant, travaillant et débarrassées du poids de la famille. Plus exactement de leur belle-famille qui aimerait les enfermer dans un unique rôle à trois visages d’épouse, de maîtresse de maison et de mère. La plupart de ces nouvelles (six sur huit) mettent en scène des figures féminines et à travers différentes places dans la famille – mère, fille, bru, sœur, etc. – c’est le statut de femme qu’elles interrogent. Un livre rempli aussi des odeurs de l’Inde, des épices et de la moiteur de l’air précédant la mousson. On y passe, en le lisant, par toute une palette d’émotions (le très dur Incantations, l’hilarant Sharmaji – le seul héros masculin du recueil) et c’est, ma fois, une bien jolie manière de voyager dans ce pays où se côtoient encore fortement traditions et modernité.

 


Mes seuls dieux (traduit de l’anglais (Inde) par Alain Porte) d’Anjana Appachana. Editions Zulma/ 2010.

 

Publié dans Des nouvelles du monde

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article