Dans une banlieue triste, Marie regarde le temps passer. Sa vie est rythmée par celle de la famille entre horaires d’école et du mari, Stéphane et obligations
ménagères peu folichonnes. Marie s’éteint à petit feu, lentement mais inexorablement. Sa flamme vacillante va se trouver ravivée par sa rencontre avec un monde de misère. Celui des réfugiés, les
« kosovars » qui hantent les rues de la ville depuis la fermeture des centres. La rencontre avec les bénévoles aussi. Marie va alors mettre ce qui lui reste d’énergie dans cette cause
teintée d’interdit, quitte à délaisser sa famille égarée dans l’incompréhension.
Comme beaucoup d’autres lecteurs apparemment, le thème de départ
ne me motivait guère et c’est le nom d’Olivier Adam et mon amour pour sa plume qui m’ont fait ouvrir A l’abri de rien… sans aucun regret ! Sa plume sait merveilleusement bien décrire la
vacuité des existences, les petites vies aseptisées. Elle dit la misère sans pathos, rendant ces « kosovars » presque flamboyants. Et Olivier Adam ne tombe pas dans le piège d’un
plaidoyer dénonçant la misère résultant de décisions politiques mais livre un beau portrait de femme qui a choisi le don de soi comme ultime solution pour ne pas se noyer totalement dans une vie
où elle n’est plus que figurante.
A l’abri de rien d’Olivier Adam. Editions de L’Olivier.
30 juin:
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