La capitainerie

Une bouteille à la mer

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Envies de voyage

Des envies piochées par-ci par-là et rassemblées ici pour ne rien oublier!

Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 14:02

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Le festival TOTAL DANSE touche à sa fin, les nombreux bouclages aussi (ouf!). A peine le temps de reprendre des forces avant le festival Cyclone BD (repéré avec plaisir dans la liste d'auteurs invités Etienne Davodeau et Zeina Abirached!), la visite de Lyonel Trouillot, la pièce Le Mardi à Monoprix avec le grand Jean-Claude Dreyfus et encore un festival à couvrir avant les vacances. Enfin, les vacances... disons le retour à une vie un peu plus calme.

 

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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 14:13

Après des semaines, voire des mois de silence, de fatigue, de surcharge de travail et de bien peu de lecture, je reprends goût à plonger le nez dans les bouquins. Et ça fait, ma foi, un bien fou!
Un dimanche loin de l'ordinateur pour une fois, confortablement installée dans le canapé (ah ce canapé), j'ai littéralement dévoré:

 


BD-lejeudeshirondelles
Un bon gros roman graphique comme je les aime et un scénario qui mêle grande histoire, celle de la guerre du Liban, et histoire intime, celle d'une famille vivant en face de la ligne de démarcation à Beyrouth. Le grand appartement familial s'est rétréci au fil des bombardements et des menaces. Le seul endroit à peu près sûr, c'est l'entrée car elle ne donne pas sur l'extérieur. Et cette petite pièce réaménagée devient le lieu de rencontres de la famille et des voisins. Pas dénuée d'humour, cette bande-dessinée est aussi remplie d'émotions, celles que l'on devine au delà des mots qu'on tait pour ne pas inquiéter les enfants, des mots que l'on cache derrière d'autres pour ne pas laisser affleurer la souffrance, ceux que l'on dit aussi pour rassurer les autres et soi-même. Une vraie belle lecture qui touche droit au coeur et la découverte du travail si particulier de Zeina Abichareb (rappelant par endroits celui de Marjane Satrapi) dont le noir et blanc dégage une grande puissance.
Partir, Mourir, Revenir - Le jeu des hirondelles de Zeina Abichareb. Ed. Chambourakis/ 2007.



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Un roman découvert grâce au blog et je remercie toutes celles qui en ont parlé et m'ont donné envie de le lire. Car là encore une bien belle découverte pour moi que l'histoire d'Esme Lennox. Jeune fille anti-conformiste, Esme désespère sa famille dont elle porte aussi les blessures. Comme la mort d'Hugo, son petit-frère tant aimé. Son caractère fantasque séduit pourtant un jeune homme contre toute attente. Mais voilà ce n'est pas l'amour qu'elle rencontre au bal mais le drame. A seize ans, enfant sensible, Esme ne s'en remet pas. Et devant son caractère instable, sa famille la fait enfermer dans un asile psychiatrique. Elle y restera soixante ans, jusqu'à l'arrivée inattendue d'Iris, une petite nièce qui ignorait son existence. Roman sur le sort réservé trop souvent aux femmes anti-conformistes à une époque où leur destin rimait avec mariage et maternité, L'étrange disparition d'Esme Lennox aborde aussi les secrets de famille, ces histoires enfouies qui remuent toujours un coin du coeur même si on les tait. Roman féminin, il donne à entendre les voix d'Esme et de sa vie cassée, volée, celle de sa soeur enfermée dans la maladie d'Alzheimer et la honte et d'Iris, jeune femme moderne aux amours complexes. Un auteur que je retrouverai avec plaisir.
L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell. Editions 10/18 - 2009.

 

 

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Une lecture jeunesse que je dois à Dorothée (merci!), mon amie, responsable de bibliothèque de la Montagne, qui a l'a judicieusement placé dans mon panier famille. Késako? Une bonne idée originale: faites confiance avec votre bibliothécaire pour vous choisir vos lectures. Il suffit d'indiquer quels types de livres on désire et le nombre (ainsi que les genres et les lecteurs: adultes, enfants, romans, BD, journaux, etc) et les bibliothécaires vous concoctent une jolie pile, agrémentée en plus d'un beau ruban à pois. Bref un vrai cadeau!
Dans cette pile donc, A quoi servent les clowns? signé Anne Percin: un joli roman pour les jeunes qui met en scène la jeune Mélie. Après l'incendie de l'immeuble où elle habitait avec sa mère et sa soeur, Mélie vit au bord de la route nationale, la "érenne" dans une caravane, adossée à la baraque à frites où travaille sa mère. Attendant de retourner en classe, la petite fille s'accroche à son livre de lecture et s'évade dans le monde qu'elle se construit sur le terrain en friche alentour: une jungle habitée par deux Africains (ses tongs) soudain rejoints par un petit tigre malencontreusement échappé du cirque qui vient de s'installer en ville. Pas farouche, Mélie décide de s'occuper et de nourrir l'animal dans le plus grand secret. Pendant ce temps-là, c'est la panique au cirque et bientôt aussi dans la vie de Mélie, qui va prendre un nouveau tournant. Un joli petit roman sur les origines, le poids de la famille aussi et la naissance d'une vocation...
A quoi servent les clowns? d'Anne Percin. Editions du Rouergue, coll. DacOdac/ 2010.

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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 10:20

 

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Ce soir se clôt la seconde édition du festival TAM TAM. On est crevé, lessivé et heureux aussi d'y avoir participer si activement.
TAM TAM en quelques mots:
- 16 compagnies
- 20 spectacles à découvrir
- 16 spectacles vus
- 11 éditions du Petit Journal de TAM TAM
- de belles rencontres
- de la bière
- des galettes & des cêpes
- de bons petits plats
- une nuit blanche
- de la franche rigolade
- très peu de sommeil
- des kilomètres de route
- des coups de coeur
- de la fatigue
- beaucoup de plaisir
Un vrai tourbillon dans lequel je me suis plongée avec délice. Dernier bouclage de magazine hier vers 3h15 du matin. Une équipe fatiguée qui se dit que 11 jours de festival à ce rythme c'est long, qu'il va faire bon se reposer un peu tout en rajoutant aussitôt "mais ça va nous manquer quand même!". Parce que nous avons vécu pendant 11 jours dans une bulle un peu à part et que les liens qui existaient déjà entre nous se sont tellement resserrés que l'on se "quitte" forcément à regret.

Ce soir c'est relâche - juste y aller une dernière fois pour clore en beauté et en musique la seconde édition de TAM TAM. On compte bien en profiter!

Et pour tout savoir (ou presque) de ce qu'il se passait la nuit dans un des bureaux de l'espace culturel Leconte de Lisle, transformé pour l'occasion en salle de rédaction, allez jeter un coup d'oeil ! (les éditions du Petit Journal de TAM TAM à télécharger).

 

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Qu'est-ce que prendrez avec votre café? Un Petit Journal!

Publié dans : y'a pas que les livres dans la vie
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 19:40

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Adolescent de 16 ans, le narrateur entre dans une rage folle lorsqu’il découvre que son père a lu son blog. Impossible de lui pardonner cette intrusion dans son intimité ! Il décide de ne plus adresser la parole à son père car trop c’est trop. Pour tenter de renouer le dialogue, le père laisse un soir à son fils un vieux carton jusqu’ici entreposé au grenier. A l’intérieur quelques vieilles photos et des carnets : les journaux intimes de son père adolescent. Pas forcément heureux de ce marché « j’ai violé ton intimité, je t’offre la mienne », le jeune homme se prend finalement au jeu de la lecture. Et c’est un père qu’il ne connaît pas qu’il va découvrir. Un jeune homme aux rêves brisés et au lourd secret, un événement si douloureux qu’il l’a caché à ses enfants, rayé de sa vie mais sûrement pas de son cœur. Roman sur l’écriture de l’intime, Blog évoque avec justesse l’adolescence d’aujourd’hui et le paradoxe de ces nouvelles technologies qui mettent à nu l’intime. Publique ou privée, où est la limite quand  les vies s’étalent sur Internet ? Roman sur la filiation aussi, Blog déroule les fils de l’amour paternel, fraternel, du lien qui existe malgré tout.

 

Blog de Jean-Philippe Blondel. Ed. Actes Sud Junior/ 2010

 

Le beau billet de Laure avec des extraits en prime: ici.

Publié dans : Les voyages forment la jeunesse
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 17:04

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1943. le docteur Daniel Faigel, juif danois, est embarqué avec des milliers d'autres à bord d'un train qui le débarque à Terezin, un ghetto. après un voyage terrible où la faim tiraille, les plus faibles meurent et où chacun perd illusions et dignité, Daniel découvre un camp aux baraquements surchargés, une soupe insipide et peu nourrissante, la saleté et la maladie. et l'hôpital où il est affecté n'a rien à envier au reste du camp: il déborde de crasse, de miasmes et de malades. Ici il faut oublier les règles d'hygiène, on est médecin de survie.
Alors qu'il rend visite à une vieille femme malade, le jeune docteur tombe sous le charme de Ludmilla. et dans cet enfer, dont il voit l'endroit comme l'envers (il devient le médecin pour soigner les prostituées du bordel des officiers allemands), Daniel tente coûte que coûte de faire vivre cet amour et de sauver la femme qu'il aime de la tuberculose. Il faut manoeuvrer pour manger à sa faim et éviter les inscriptions sur les listes qui conduisent aux camps de la mort. En tant que Danois (et médecin), Faigel bénéficie d'un statut un peu particulier mais pas sa bien-aimée qui ne cesse de s'affaiblir.
Mais Terezin Plage ne se limite pas à un livre sur la vie des camps et livre avec le docteur Faigel, un personnage au passé douloureux. Un homme à l'enfance singulière qui a du faire face à la violence de la folie et de la mort de sa mère. Une enfance qui lui a fait épousé la vocation de médecin alors que son père (et sa longue lignée) le prédestinait à devenir homme de loi.
Premier roman plaisant mais un peu trop plat côté style pour m'emporter véritablement, Terezin Plage prend de la profondeur grâce au personnage tourmenté de Faigel. Un passé lourd que l'on devine tu pendant de nombreuses années, une blessure avec laquelle le personnage a appris tant bien que mal à vivre et qui ressurgit quand tous les repères ont disparu. Si c'est l'histoire de ce camp qui m'intéressait au départ (présenté par les Allemands comme une" colonie juive modèle" et donnant lieu à d'ubuesques scènes lors de la visite d'une délégation danoise de la Croix-Rouge), c'est le passé de Faigel qui m'a au final accroché. Comme quoi, un livre est toujours une invitation au voyage vers l'inconnu!

Terezin Plage de Morten Brask (traduit du danois par Caroline Berg). Presses de la Cité/ 2011.

Une lecture en partenariat grâce à Newsbook. Merci à l'équipe et à l'éditeur pour l'envoi!

 

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Publié dans : Voyages à l'étranger
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La vie à bord

6 mai 2012

 

Réveillée... fatiguée.

A voté.

Et encore une longue journée chargée.


 

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