Vendredi 6 juin 2008

Une semaine rien que pour ma Loute et moi pour cause d'amoureux parti rejoindre sa Loute à lui de l'autre côté de la terre pendant une quinzaine de jours. Mais avant tout, c'est week-end alors on commence par une soirée pizza (oui ce soir, je m'autorise une grosse entorse au régime!) et demain matin, balade en ville (ouh je sens que ma banquière ne va pas aimer) et le soir, concert de Rose. Elle est pas belle la vie? Et puis dimanche, ben, on verra... on se reposera sûrement dans nos transats avec des piles de livres à nos pieds!

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Lundi 2 juin 2008

Depuis que Léo, son petit frère, est mort et que ses parents ont divorcé, rien n’est plus pareil dans la vie de Gaspard et de sa maman. Ils survivent dans un appartement qu’ils n’osent pas aménager de peur de voir surgir des souvenirs des cartons. Et ils se taisent de peur de voir l’autre se fissurer. Pendant les vacances, le centre aéré semble être une solution pour que Gaspard se change les idées. Mais il fait une arrivée un peu trop remarquée pour avoir la paix et, en guise d’activités créatives, il propose, pris de court, le haïku. De quoi attiser encore les quolibets. Heureusement, il y a Félicie, son survêtement violet et son humeur maussade… Un bea u roman sur le deuil et la difficulté d’une famille à se reconstruire après le deuil. Un beau livre aussi sur le pouvoir des mots car le haïku (et ses dix-sept pieds), c’est la manière qu’a trouvé Gaspard de ne pas sombrer, de ne pas se laisser entraîner par la mélancolie de la perte, de garder un fil avec ce petit frère trop tôt disparu. Un beau roman tout simplement.

Ma vie en dix-sept pieds de Dominique Mainard. Editions Neuf de L’école des loisirs (2008).

Crédit photo : EDL & Fnac.com

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Mardi 27 mai 2008

Lorsque Vincent reçoit la lettre de Geneviève qui lui demande de venir à son chevet, il n’hésite pas un instant. Quinze ans qu’il n’a plus de nouvelles, quinze ans qu’ils se sont séparés, chacun enfermé dans sa douleur, incapables de se soutenir l’un l’autre. Quinze ans que le drame est arrivé, que leur petite Clara a disparu. Quinze ans aussi que Vincent l’a “oubliée”,  enfouissant au plus profond de lui le bonheur connu auprès de Geneviève et de Clara, effaçant par la même occasion la douleur de la perte. Geneviève, elle, s’est construit une autre vie à la campagne, plus près des choses et de la nature avec toujours au coeur le souvenir de Clara, refusant l’oubli et l’espoir. Au seuil de sa vie, Geneviève appelle Vincent pour une dernière conversation.

J’en avais lu de belles choses sur ce livre et l’envie était bien présente de le découvrir. Mon attente ne fut pas déçue. La plume de Laurence Tardieu toute en finesse nous place au plus près des personnages, de leurs tourments, de leur douleur, de leurs cris intérieurs. Des souvenirs de bonheur, il émane une douce lumière comme la caresse d’un rayon de soleil sur la joue. La douleur de Vincent et Geneviève nous tord les tripes à nous aussi. On a envie de les prendre dans nos bras pour les sauver mais on comprend aussi l’éloignement, l’enfermement de chacun. J’ai lu d’une traite ce roman hier, en fin d’après-midi, et au réveil ce matin, j’étais encore sous le charme de cette plume élégante et sous l’émotion de cette belle et triste histoire... C’est ça le pouvoir de la littérature, tout ne s’arrête pas une fois le livre refermé. Il y en a qui nous hantent encore longtemps. Alors encore merci Laure pour ce beau moment d’émotion!


Puisque rien ne dure
de Laurence Tardieu. Le Livre de Poche (2008). Édité chez Stock en 2006.

Crédit photo : Le livre de poche & Amazon

 

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Lundi 26 mai 2008

Clara vit avec sa mère, médecin. Ou plutôt elle passe sa vie à croiser sa mère. Elles se laissent des messages pratiques, des message d’amour, des rendez-vous souvent reportés sur la porte du frigo.  Et même lorsque la vie leur joue un mauvais tour, mère et fille continuent leur étrange correspondance parce qu’il est parfois plus facile d’écrire que de dire... Clara essaie d’être une ado pendant que sa mère essaie de vaincre la maladie. Elles se blessent, se séparent, se retrouvent, partagent, se cherchent, se ratent mais surtout s’aiment.
Un très beau roman épistolaire qui réussit la prouesse de faire naître des émotions à travers peu de mots. C’est juste, sensible et ça respire l’amour. Mais c’est terrible aussi tout en restant pudique sur la maladie qui ronge, que l’on devine entre les lignes. L’émotion est là, palpable, dans ces petits mots griffonnés parfois à la va-vite ou dans d’autres à peine plus longs. Et elle nous prend à la gorge tout simplement.

Ne t’inquiète pas pour moi d’Alice Kuipers traduit de l’anglais (Canada) par Valérie Le Plouhinec. Éditions Albin Michel (2008).


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Dimanche 25 mai 2008

De blog en blog, je suis tombée sur celui d'Oiselle: la blogoboule de lecture. Oiselle veille, à l'affût dans la blogosphère littéraire et relate sur son blog tout neuf les swaps, challenges et autres jeux de livres. Plus de raisons de rater un swap!

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