Voilà bien longtemps que je veux, dois, envisage de vous présenter quelques productions littéraires locales. La paresse et le manque de temps ont malheureusement, jusqu’ici, eu raison de ma volonté. Mais aujourd’hui, après une agréable conférence de presse de présentation du dernier titre en date de « mes chouchoux » de l’édition locale, je me suis vertement sermonnée intérieurement et me voilà, toute penaude, prête enfin à vous parler de cet département jeunesse d’Océan Editions qui me tient à cœur. Au départ de cette jolie aventure il y a Claudine Serre, une éditrice (dont je dois avouer que je connais peu le passé, il faut que je l’interviewe… je manque à tous mes devoirs !) passionnée et passionnante qui donne tellement à ses auteurs qu’ils ne peuvent faire que de merveilleux ouvrages ! Il y a aussi Joëlle Ecormier dont j’aime les textes et la douceur, devenue l’auteur phare de ce nouveau département. Et puis l’idée originale de faire se rencontrer les textes et des artistes locaux qui, le temps d’un livre… ou plusieurs d’ailleurs, deviennent illustrateurs. Depuis deux ans, une dizaine de titres ont vu le jour et c’est pour moi toujours un bonheur d’accompagner ces naissances.
Et puis en écrivant, en y réfléchissant, il y a aussi d’autres titres et d’autres collections qui me viennent en tête : Théâtr’enfance ou les éditions du Quatre Epices. Il serait bien injuste de ma part de ne pas leur rendre hommage lorsqu’ils le méritent.
Du coup, j’y consacre une nouvelle rubrique : Kiltir péi (expression créole pour « culture du pays » ou « culture d’ici »). Et promis, je n’attends plus deux longues années pour la mettre à jour !
Parce que les contes ne racontent jamais ce que deviennent les princes et les princesses une fois mariés, Joëlle Ecormier décide d’y remédier et nous livre l’histoire conjugale
de Monsieur et Madame Pieuvre. Ils vivent heureux et Madame Pieuvre s’épanouit entre études, recherches et carrière de pieuvrologue. Monsieur Pieuvre, lui, rêve d’une famille nombreuse. Comment
concilier ce désir avec les ambitions de sa femme ? Une histoire rigolote et touchante pour dire que la vie conjugale est faite de compromis, de beaucoup d’amour et de communication et que
chacun peut s’y épanouir tout en gardant sa personnalité.
A lire à vos filles, mesdames mais gageons qu’il saura aussi trouver un écho en vous comme il l’a fait en moi. Et comme me le disait Joëlle (l’auteur), en séance de dédicaces, beaucoup de femmes lui disent : « Mais Octavie, c’est moi ! ».
N’oublie pas que je m’appelle Octavie de Joëlle Ecormier, illustré Modeste Madoré (peintre céramiste). Editions Océan Jeunesse (2007).
Crédit photo : Océan Jeunesse & Amazon
N.B : Tous
les titres de cet éditeur sont distribués en librairies en France métropolitaine ou sur les librairies en ligne… oui chez Zozone aussi !
Au fil des navigations et autres conversations, je note vos suggestions et me voilà avec des carnets remplis de titres à lire et je les ai mis aussi
Lou Bertignac a 13 ans et un QI largement au-dessus de la moyenne. Au lycée, elle se sent minuscule, pas vraiment à sa place et plutôt seule. Chez elle, l’ambiance n’est guère
plus réjouissante. Depuis la mort de Thaïs, sa petite sœur, la mère de No hante l’appartement comme un fantôme, muette et enfermée en elle-même. A l’occasion d’un exposé, Lou va se rapprocher
d’une jeune fille qui erre dans la gare. No semble à peine plus âgée que Lou mais sa vie à elle, c’est la rue. La jeune SDF se laisse doucement apprivoiser par cette drôle de fille qui pose des
tas de questions. Et lorsque Lou convainc ses parents d’accueillir No, c’est leur vie à tous qui prend un nouveau tournant.
Doriand est un ado comme les autres. Sa préoccupation du moment : coucher avec sa copine Julie mais il ne sait pas vraiment comment lui en parler. Plutôt bien dans sa peau,
si Doriand a quelques problèmes à gérer, c’est du côté familial. Depuis que son père, un écrivain à succès en mal d’inspiration,
Une jeune mère en dépression post-natale se retrouve « enfermée » dans une chambre dans une maison inconnue sur les bons conseils de son médecin de mari. Il lui
faut du repos afin qu’elle retrouve ses esprits et puisse reprendre une vie d’épouse et de mère aimante, avec l’unique ambition d’être une femme au foyer parfaite, vivant dans l’ombre d’un mari
érudit. Celui-ci préconise un repos absolu, sans stimulation intellectuelle et donc sans écriture. Dès le départ, la jeune femme n’apprécie pas la chambre choisie par son mari et prend en grippe
le papier jaune qui recouvre les murs. D’ailleurs les motifs ne bougent-ils pas ? Et qui est cette femme prisonnière de ce papier ?


1. Guizmo grandit
Paroles de marins